Léo Springer, prospecteur minier du Nord québécois,
identifiait en août 1929 à bord de son petit hydravion,
une crête de rochers noirs émergeant d’une forêt récemment
rasée par un incendie. Une visite sur les lieux lui permit
de constater la présence d’un riche gisement de cuivre, d’or
et d’argent. Suite à cette découverte, Venture limited décida
de financer le développement de ce site créant ainsi la compagnie
minière « Opémiska Copper Mine Limited » . Dès 1936, après que le
puits eût été creusé débutait l’exploitation minière. Bien que la
teneur en cuivre du minerai extrait du sous-sol fût très élevée,
les activités cessèrent en 1937 en raison des coûts élevés inhérents
au transport parallèlement à une baisse du prix du cuivre.
En février 1952, la construction d’une route liant la région de
Chapais—Chibougamau à St-Félicien, l’augmentation du prix du cuivre
de même qu’une forte activité dans la région sont toutes les raisons
incitant la compagnie à reprendre ses activités.
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Entre 1951 et 1954, les dirigeants de la mine s'interrogèrent sur la manière
d'améliorer les conditions de vie des mineurs. Pour ce faire, conformément à
la Loi sur les mines, ils décidèrent de créer un village minier. C’est alors
que Chapais naquit en 1955. La ville fut ainsi nommée en l'honneur de
Sir Thomas Chapais, politicien et historien canadien-français.
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À cette époque, le village minier de Chapais existait uniquement pour les fins
de la mine; Chapais fut ce qu’on appelle communément une « ville de compagnie ».
C’est donc dire que les dirigeants de la mine étaient responsables du bon
fonctionnement et de l’administration de la mine ainsi que du village minier
de Chapais. En effet, la compagnie « Opémiska Copper Mine Limited », garante
de l’organisation des services municipaux, procéda, entre autres, à la
construction de rues, de maisons, d’écoles, de l’église et du réseau de
distribution de l’eau. De plus, les dirigeants de la mine dotaient rapidement
la ville des services de l’électricité et du téléphone.
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